Thursday, May 24, 2007

[Aparté #2]

J'apprends que Monsieur Colombani ne serait pas réélu à son poste de président du directoire du journal Le Monde. Mmmm. Soit. 48% des journalistes l'ont soutenu. Il lui en fallait 60. Râté.
Un doute cependant: quand un rédacteur en chef a dévoilé ses intentions de vote et que c'est pas la bonne qui est passée au second tour, on peut tout de même se demander si le processus de reconduite au poste (mais non pas les képis) est bien démocratique.
Jean-Marie Colombani écrivait aujourd'hui: "Le sort du Monde est donc désormais placé entre les mains de son conseil de surveillance. Je me conformerai à ses choix et à ses décisions,
aussi injustes qu'ils puissent m'apparaître au bout du compte. Je le ferai avec une double ambition. Etre au service du Monde, comme je l'ai été depuis trente ans. Défendre, quoi qu'il advienne, son indépendance, comme je m'y étais engagé il y a treize ans, lorsque sa direction m'a été confiée. Dans un moment de la vie de notre pays où les médias sont sous pression et seront plus que jamais jugés sur leur capacité de résistance, c'est une obligation vitale" ( Le Monde, Editorial, 24 Mai 2007).