Pas facile quand libération de la femme rime avec consommation des bienfaits (sociaux) de l'élèctroménager. Pas facile en effet, surtout quand il faut en plus ressembler à Helena Christensen, mannequin icône des années 90, qui s'engage aujourd'hui auprès de la marque de lessive Ariel à faire respecter l'environnement. Comment? Il suffit de laver son linge à 30°C. Je vous l'accorde: aucun besoin d'avoir inventé l'eau chaude.
Un petit geste pour l'homme, un grand pas pour l'humanité? Mouais. C'est sûr qu'à 30°C, il va falloir user de lessives ultra-puissantes. Intéressant en effet comme Ariel ne remet aucunement en question sa formule détergente par exemple, mais demande en revanche aux consommateurs d'agir écologiquement via restriction des capacités techniques d'un autre produit: l'emblématique machine à laver. L'industrie de l'élèctroménager se retrouve condamnée. Ah.

Au choix... (c'est bien d'avoir le choix, aussi)
A prévoir donc: restrictions sur le lave-vaisselle, l'aspirateur, le fer à repasser, le séchoir à cheveux, etc. Va falloir ré-apprendre à enfiler ses gants verts (que dis-je, sont-ils recyclables?), se vêtir de laine vierge ou de lin, et accepter une coupe de cheveux écologiquement viable. Faut souffrir pour être verte.
En y pensant bien, le lavoir c'était pas plus mal. Sociable, éthique, écologiquement sain. En version moderne, ça donne le lavomatic. Sociable, éthique,... enfin surtout quand Nick Kamen décide que son Levis 501 nécessite un brin de toilette.
Publicité pour Levi's, 1985
Pour plus d'explications sur l'état de la planète selon Ariel, voir www.doagoodturn.co.uk et les commentaires de Joanna Yarrow...
