Wednesday, December 31, 2008

Climate Cooling


In 1971, Victory Papanek wrote Design for the Real World: Human Ecology and Social Change. Ever since, advocates of climate change and sustainable development, have been fighting for recognition. Ultimate round (?): Al Gore is awarded the Nobel Peace Prize in 2007.
Ironically, Green has become an added value to everything and anything. And Green sells. Nothing is more comfortable than the end of guilt. When Luxury faces the economic crisis, "values" are redefined while the “ordre moral” takes over. A bit of abstinence for a lot of indulgence is then the real deal. «We are moving into an era of the frivolous being unacceptable and the frugal being cool » comments Andy Bond, Asda chief executive. Hence, the eco-chic resorts for the look-at-me environmentalists; a Westbourne Park Road Oxfam for the guilt-free shoppers; and a ban on paper onboard the Emirates Airbus 380 for the premium greenies. The Wall Street Journal just launched a glossy magazine with the following tagline: "Luxury is not about how you spend- it's the way you live that counts".
Is Green not an option? Nothing is more convenient than a set of tailored wish-lists and readymade values. Simplification and life editing are indeed powerful trends.
Is Green the new Gray? When the world’s economy is burning hot and the global climate is cooling down, authenticity prevails.
Facing reality might need a touch of escapism though. And nothing is more comfortable than the past. Rear-view mirrorism, preservation and nostalgia also rule.
However, a Green New Deal, rather than a bucolic past, might have the permission to become the most exciting solution to our anxieties.
Power to the locals with the ban on Starbucks in Beijing’s Forbidden City. Power to the global with clean energy generators and new carbon-free devices. Mercedes Benz were the first producers of diesel powered automobiles more than 70 years ago. They have now developed BlueTech SUV diesels- efficient, quiet, elegant and emission-free.
What about the Greenwash? Is Green still a debate or has it become a norm? The director of the Musée du Vivant (the first museum dedicated to climate change and sustainable development) discussed in Le Monde this October the idea of a “Cultural Ecology” as a prerequisite to the green imperative- i.e. the preservation of values and cultures as a debate in an increasingly related and diversified world. Debate, stay cool.
Some trends are bigger than others.
Happy New Values!

Post Crisis Readjustement - Happy New Values !

"Concentrate on your portfolio of life, not on your portfolio of cash", says Alain de Botton, refering to John Ruskin who once wrote that "There is no wealth but life".
Monocle Weekly: www.monocle.com/The-Monocle-Weekly

Monday, August 18, 2008

[Aparté # 5] Eurovision: Une Vision pour l’Europe

Terry Wogan, le commentateur vedette de la BBC, regrette que l’Eurovision ne soit plus un simple concours musical mais devenu un évènement politique. Se rendant tristement compte que le Royaume-Uni est probablement aimé par l’Europe autant qu’il l’aime, Sir Wogan confessait ses doutes dimanche matin sur le futur de l’Eurovision, suite au « vote en bloc » ayant porté la Russie à la victoire. Les questions identitaires nationales et européennes étaient en effet à l’affiche de cette édition 2008.

La première édition de l’Eurovision a eu lieu en 1956. Au palmarès : Abba, Céline Dion, et j’en passe. Aujourd’hui si certains pays y voient toujours la compétition la plus kitsch du continent (sans jamais cependant détrôner le patinage artistique- quoique la Russie a su allier les deux cette année), d’autres en font un sérieux instrument de promotion régionale et/ou nationale.

L’Eurovision, tout autant que le football, sont en effet devenus les dernières arènes où rendre hommage à un drapeau peut se faire sans aucun dommage – ou presque.

Si promouvoir l’Europe via la culture populaire était l’idée de base de ce concours, l’édition 2008 a permis de refléter le dilemme identitaire de l’Union Européenne (UE).

En particulier, les résultats de cette compétition musicale permettent de mettre en relation trois éléments essentiels de la question européenne: l’articulation difficile entre le national et l’Européen; la division entre les jeunes et vieilles nations d’Europe en terme de sentiment d’appartenance; enfin la réalité des mouvements migratoires en Europe.

Intéressant en effet comme la Suède a voté en majorité pour la Finlande, l’Allemagne pour la Turquie, le Portugal pour l’Espagne, l’Estonie pour la Russie. Un détail cependant: nous disons Suède, certes, mais nous ne parlons pas des résidents Suédois de Suède. L’une des règles de la compétition en effet stipule qu’on ne peut voter pour son propre pays- sauf si votre indicatif téléphonique fait de vous un passe-murail. On peut douter que les pays précédemment mentionnés entretiennent des relations d’amitié bilatérales séculaires. On peut douter que la Suède ait sacrifié diplomatiquement tous ses voix pour les donner à son voisin finlandais. Ce qu’il semble avoir eu lieu ici, c’est que les finlandais installés en Suède ont voté pour leur pays d’origine. De la même façon, la communauté turque d’Allemagne aura voté pour la Turquie, les populations espagnoles installées au Portugal pour l’Espagne, et les communautés russes en Estonie auront donné le maximum de points à la Russie.

La France et le Royaume Uni, de leur côté, se sont vite retrouvés hors concours et totalement ignorés. Si les performances musicales de ces vieilles nations étaient réussies (je donne mes 12 points à Sébastien Tellier), les tensions identitaires de ces pays ne semblent pas être intra-Européennes. Peut-être si l’on organisait un concours francovision, on verrait alors Paris voter pour la Bretagne, la Savoie et le Pays Basque; peut-être si l’on organisait un concours EuroMediterranée, on verrait la France donner ses 12 points au Maroc ou au Portugal, etc.

Si cette analyse fait sens, il devient alors extrêmement passionnant de comprendre combien l’Eurovision reflète le visage des nations européennes: en perpétuel renouvellement (et très souvent à travers des flux migratoires temporaires mais en constant renouvellement), de plus en plus trans-nationales, multiculturelles, et donc pourrait-on questionner, essentiellement européennes- côté pile. Côté face, ces migrations temporaires et constantes renforcent- ou du moins nourrissent, ponctuellement, temporairement, ou durablement, un sentiment d’appartenance d’intensité variable à son pays ou sa région d’origine.

En d’autres termes, retracer la carte des résultats de l’Eurovision signifie redessiner la réalité des identités nationales et des nations contemporaines, et repenser un schéma et une géographie identitaires (souvent pensées comme étant figés dans l’espace et dans le temps) dans une Europe en perpétuel mouvement.

« Dessinez la carte des cafés », écrivait George Steiner , « et vous obtiendrez l’un des marqueurs essentiels de l’idée de l’Europe ». Dessinez la carte des votes de l’Eurovision, pourrait-on suggérer, et vous obtiendrez une nouvelle vision pour l’Europe.

[1] George Steiner, Une Certaine Idée de l’Europe, (Actes Sud, 2005 [2004])

Tuesday, April 15, 2008

Feel the Heat

"Feel the Heat" is a theatrical performance informed by climate change and the potential consequences of global warming onto the future of "cultural" borders. The project definitely puts the theory of "civilisation clashes" in the oubliettes- une fois n'est pas coutume; and proposes to take the consequences of climate CHANGE as a platform to start re-thinking identities. If some have decided to lead a "war on climate change" (and often more on change full stop, than anything else), the project team believes there are positive lessons to learn from this climatic worlwide phenomenon.

Climate change is forcing borders to undergo a process of change- borders as physical/territorial and social/cultural. Through this, not only economical, demograhical and climatological factors are in the balance, but cultural interactions and collective identity formats are to be challenged, questioned and reformulated.

e.g. what if Denmark were to be submerged? Could Danish people, having to emigrate to other places, still claim to be Danish? Would they then be recognised as Danish? Do national borders define identity?

e.g. what if the temperature of Oslo became that of Barcelona? Would that make Oslo a ”Southern” European city?

Climate change is challenging the artificial notion of territory + culture = identity; therefore opening new doors to perception, and challenging old clivages, representations and stereotypes.

The "Feel the Heat" project team not only comes from diverse professional backgrounds: history, political science, architecture, design, performing arts. They also come from diverse places in the world: Norway, Finland, Denmark, Germany, France, Australia. Their aim: " Make full sense of this interdiscplinary and multicultural community to reinforce the idea that our physical, intellectual and cultural borders should be challenged to create new opportunities- borders becoming bridges of understanding".

A suivre...

Entre Quatre Murs

Les Emirats Arabes Unis comptent se doter de la premiere metropolis zero-carbone. Le projet "Masdar" a ete presente en janvier 2007 par le groupe Foster & Partners. 6km carres de superficie au milieu du desert. Un plan calque sur les villes fortifiees arabes du 16eme siecle.



Ressemblance frappante avec le design de la ville nouvelle "Rak Gateway", propose em 2006 par le groupe OMA qui revendique paternite.







En decembre dernier, les autorites de la region d'Aragon ont signe le projet "Gran Escala", un vaste casino/parc d'attraction situe dans le desert de Los Monegros entre Barcelone et Madrid.



Las Vegas a l'Espagnol ou ville nouvelle aux EAU... les plans des oasis de tout temps se ressemblent sensiblement.

Sunday, February 24, 2008

La Compagnie de Transport Maritime à la Voile - Live Fast, Slow Down




French vineyard owners are returning to a slower pace of life by starting to export their wine by sailing boat - a method last used in the 1800s - to reduce their carbon footprint. Later this month 60,000 bottles from Languedoc will be shipped to Ireland in a 19th-century barque, saving 18,375lb of carbon. Further voyages to Bristol, Manchester and even Canada are planned.

The Observer, 24th February 2008

Friday, January 11, 2008

Quand le i-pod s'emmêle



Agence: DDB Sydney

Client: NSW Police Deparment

But: Alerter la population de Sydney sur le fait qu'un nombre epidemique d'"adolescents" ont des accidents de la circulation causes par un manque d'attention... et des cotons tiges dans les oreilles.

Voila ce qui arrive quand on se prend dans les fils de son i-pod (non mais franchement).